Suivi du trait de côte et du littoral par drone
Le littoral bouge : les falaises reculent, les plages et les dunes se déplacent. Le drone mesure ces évolutions par campagnes comparées, sur des sites souvent inaccessibles en sécurité. Voici les phénomènes que l’on suit, la technologie adaptée, et ce qui rend un suivi fiable.
Mesurer un littoral qui bouge
Érosion des falaises, recul du trait de côte, transport sédimentaire, mouvement des dunes, effets de tempête : ces phénomènes se suivent par comparaison d’états dans le temps. Le drone accède aux falaises et aux estrans sans mettre une équipe en danger, et couvre en un vol des linéaires qu’un relevé au sol mettrait des jours à parcourir, souvent au rythme des marées.
La donnée produite n’est pas une simple photo de la côte : c’est un modèle du terrain à date, mesurable, que l’on compare campagne après campagne pour quantifier le changement.
LiDAR ou photogrammétrie, selon le terrain
Sur une falaise ou une plage dégagée, la photogrammétrie restitue le relief avec finesse et à moindre coût. Sous la végétation d’un haut de falaise ou d’une dune, le LiDAR atteint le sol, là où la photogrammétrie plafonnerait au couvert. Le choix se fait donc d’abord selon la couverture végétale et la configuration du site, pas selon une préférence d’outil.

Ce que l’on produit
- Modèle numérique de terrain du littoral (MNT) à chaque date ;
- Position du trait de côte à date, vectorisée ;
- Cartes de différences (érosion, accrétion) entre campagnes ;
- Volumes de sédiments mobilisés, gagnés ou perdus.
Les deux conditions d’un suivi fiable
Un suivi n’a de valeur que si les campagnes sont comparables. Deux facteurs le garantissent. D’abord le géoréférencement : des points de contrôle relevés au GNSS RTK à ±1 cm ancrent chaque campagne dans le même référentiel. Ensuite la répétabilité : un protocole de vol constant, et idéalement des créneaux de marée équivalents pour lever l’estran dans des conditions comparables. C’est cette rigueur qui distingue un vrai suivi d’érosion d’une collection d’images.
Les applications
Gestion du risque côtier et information préventive, aménagement et défense contre la mer, expertise après tempête, suivi de rechargement de plage, appui aux études des acteurs du littoral (collectivités, établissements publics, bureaux d’études, dans la lignée des travaux de type BRGM). La donnée géoréférencée et reproductible s’intègre directement à leurs SIG et à leurs modèles.
Précision et livrables
MNT du littoral (GeoTIFF), trait de côte vectorisé, cartes de différences et bilans sédimentaires, orthophotographie. Précision de l’ordre de ±3 cm en photogrammétrie et ±5 cm en LiDAR, sur points de contrôle GNSS relevés à ±1 cm.
Questions fréquentes
Comment mesure-t-on l’érosion côtière ?
Par comparaison de modèles numériques de terrain datés : la différence entre deux campagnes donne le recul de la falaise ou le volume de sédiments déplacé.
LiDAR ou photogrammétrie sur le littoral ?
Photogrammétrie sur terrain dégagé, LiDAR sous végétation de haut de falaise ou de dune. Le choix dépend du site.
Qu’est-ce qui rend deux campagnes comparables ?
Le géoréférencement (points de contrôle GNSS à ±1 cm) et la répétabilité du protocole, idéalement à marée équivalente sur l’estran.
Peut-on mesurer les volumes de sédiments ?
Oui : la différence de MNT entre deux dates donne les volumes gagnés ou perdus, utiles au suivi de rechargement de plage.
Quelle précision sur un suivi littoral ?
±3 cm en photogrammétrie, ±5 cm en LiDAR, sur points de contrôle GNSS relevés à ±1 cm.
Un littoral à suivre ?
Dites-nous votre site et votre objectif (érosion, aménagement, expertise) : nous planifions les campagnes. Devis sous 24 h.

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