Relevé LiDAR par drone en forêt : un MNT sous couvert végétal
Restituer le sol d’un corridor ferroviaire de 3 km enfoui sous les arbres : c’est précisément là que le LiDAR par drone fait la différence face à la photogrammétrie. Retour sur une mission de relevé en forêt, de l’objectif au post-traitement.
L’objectif de la mission
Il s’agissait de produire un modèle numérique de terrain de 3 km de voie ferrée désaffectée, en vue de sa rénovation. La voie étant bordée d’arbres, le LiDAR s’imposait : le laser traverse en partie la végétation et fournit un nuage de points comportant aussi des points au niveau du sol, là où la photogrammétrie ne verrait que la canopée.
Le matériel et l’équipe
Une équipe de trois personnes (télépilote, assistant télépilote, topographe) a opéré un Matrice 350 RTK équipé du LiDAR Zenmuse L1. L’autonomie du Matrice 350 permet des vols longs et une bonne tenue au vent ; le L1 scanne jusqu’à 240 000 points par seconde avec trois échos par impulsion, ce qui est déterminant pour capter le sol sous les arbres.

Les autorisations de survol
La mission a nécessité des dérogations auprès d’un aérodrome et d’une hélistation proches, pour voler à 80 m de hauteur, ainsi qu’une autorisation préfectorale (une portion du parcours étant en agglomération) et l’accord des propriétaires des terrains de décollage et d’atterrissage. La préparation réglementaire a représenté une part importante du travail en amont, comme souvent sur un linéaire traversant plusieurs contextes.
La planification des vols
Quatre vols ont couvert une bande d’environ 3 km de long sur 100 m de large. Un vol LiDAR suit des trajectoires rectilignes avec un recouvrement suffisant entre bandes pour une acquisition optimale. Les plans de vol sont étudiés en amont, avec un calcul des paramètres (hauteur, recouvrement, largeur, longueur et angle des trajectoires) pour garantir la cohérence et la densité de l’acquisition sur toute la longueur.
Le terrain, un décollage à adapter
La configuration ne permettait pas de décoller depuis les voies : arbres trop présents, et rails métalliques désorientant le compas du drone. Un golf voisin nous a autorisés à décoller depuis son terrain. Entre la mise en route du matériel, nécessaire à une bonne acquisition satellite, et les déplacements sur site, un vol de 15 minutes demande près de 2 h de temps effectif : le terrain dicte le rythme autant que la technique.
Le post-traitement
Le traitement a produit un nuage de points, un MNT à maille de 50 cm et un MNT ombré faisant ressortir le relief. Tout l’intérêt du LiDAR en forêt tient ici : classer les points de végétation pour les retirer et ne garder que le sol. La qualité de cette classification, sous couvert dense où les points au sol sont rares, fait la valeur du livrable.

Ce que ce cas enseigne
Le MNT obtenu sert aux études de terrain et aux simulations préalables aux travaux de rénovation. Au-delà du résultat, la mission illustre trois constantes du LiDAR forestier : la préparation réglementaire est décisive sur un linéaire, le terrain impose sa logistique, et la classification du sol sous couvert est le vrai savoir-faire. Précision de l’ordre de ±5 cm en LiDAR sur points de contrôle GNSS à ±1 cm.
Questions fréquentes
Pourquoi le LiDAR plutôt que la photogrammétrie en forêt ?
Sous couvert végétal, la photogrammétrie s’arrête à la cime des arbres. Le LiDAR, par ses échos multiples, atteint le sol et permet un MNT fiable.
Comment obtient-on le sol sous les arbres ?
En classant le nuage pour séparer la végétation du sol, puis en ne conservant que les points au sol. C’est le cœur du savoir-faire LiDAR forestier.
Qu’est-ce que la classification du sol ?
Le tri des points pour retirer la végétation et ne garder que le terrain : sous couvert dense, les points au sol sont rares et leur extraction fait la valeur du livrable.
Quel matériel pour ce relevé ?
Un Matrice 350 RTK équipé du LiDAR Zenmuse L1, qui produit jusqu’à trois échos par impulsion pour pénétrer la canopée.
Quelle précision en LiDAR par drone ?
De l’ordre de ±5 cm en planimétrie et en altimétrie, sur points de contrôle GNSS relevés à ±1 cm.
Gérez-vous les autorisations de vol ?
Oui : dérogations aérodrome, préfecture, accords des propriétaires. La constitution des dossiers fait partie de la prestation.
Combien de temps prend un vol LiDAR ?
Le vol lui-même est court (une quinzaine de minutes), mais la mise en route et la logistique de terrain portent le temps effectif à environ 2 h par vol.
Pourquoi le décollage a-t-il été déplacé ?
Les rails métalliques désorientaient le compas du drone et les arbres bordaient la voie ; le décollage s’est fait depuis un golf voisin.
À quoi sert le MNT obtenu ?
Aux études de terrain et aux simulations préalables aux travaux, ici la rénovation d’une voie ferrée.
Le report météo est-il facturé ?
Non : la gestion de la météo, y compris un report, est incluse dans le forfait.
Un relevé sous couvert végétal ?
Décrivez-nous votre site et vos objectifs : nous planifions le vol LiDAR et les autorisations. Devis sous 24 h.

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