Cas & réalisations

Relevé topographique par drone de deux carrières en bordure d’aéroport

Cas d’usage · 8 min de lecture

Relever deux carrières juxtaposées à côté de l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry, en une journée et sous accord de la tour de contrôle : retour sur une mission photogrammétrique en environnement contraint, de la préparation à la livraison.

Une journée pour deux carrières

Le relevé d’une carrière prend de 2 h 30 à 4 h selon sa taille : environ 3 h pour 10 hectares, jusqu’à 4 h pour 30 hectares. Ce temps couvre la pose et le relevé des cibles au sol, l’installation et la mise en route du matériel, l’exécution des vols et le rangement. Deux carrières voisines ont ainsi pu être levées dans la même journée.

Obtenir l’accord pré-tactique de l’aéroport

À proximité d’un aéroport, un protocole de mission est diffusé au contrôleur aérien pour obtenir un accord préalable. L’accord final est donné le jour J par la tour de contrôle : le télépilote appelle avant le départ, annonce l’heure et la durée d’exécution, et reste joignable en permanence. Cette coordination avec le contrôle aérien fait partie intégrante de la préparation, et conditionne la fenêtre de vol.

Préparer le terrain : les cibles au sol

Pour une carrière d’environ 10 hectares, nous posons 6 cibles réparties à différentes hauteurs, afin de recaler le modèle en planimétrie et en altimétrie. Quatre cibles suffisent à fiabiliser la précision ; les deux autres apportent un contrôle supplémentaire, en points de contrôle indépendants. Leurs coordonnées sont relevées à la canne GNSS RTK à ±1 cm, connectée au réseau Orphéon (l’un des deux principaux réseaux NRTK full GNSS en France).

Le Matrice 4 RTK et sa base RTK géotaguent chaque photo pour une précision renforcée en temps réel.
Le Matrice 4 RTK et sa base RTK géotaguent chaque photo pour une précision renforcée en temps réel.

L’exécution de la mission

Le relevé s’appuie sur le Matrice 4 RTK et sa base RTK, positionnée sur un point connu : la base transmet au drone des corrections en temps réel, ce qui permet de géotaguer précisément chaque photo. Un survol automatisé en double grille à 80 mètres de hauteur donne une résolution au sol d’environ 2,2 cm par pixel, tout en gardant des temps de vol et de traitement raisonnables. La double grille améliore la reconstruction des fronts et des dénivelés marqués, caractéristiques d’une carrière.

Du nuage de points au plan topographique

Les photos sont traitées par photogrammétrie pour construire les nuages de points, puis générer orthophotos et modèles numériques d’élévation des deux carrières. La précision absolue obtenue est de l’ordre de ±3 cm. Les modèles sont ensuite exportés vers la CAO pour produire les plans topographiques et l’inventaire des stocks par cubatures.

Un environnement doublement contraint. Voisinage aéroportuaire et coactivité d’exploitation : la réussite tient autant à la préparation réglementaire et à la coordination qu’à la technique de vol. C’est le propre des relevés en environnement sensible.

Ce que ce cas illustre

Cette mission résume l’intérêt du drone en carrière : une couverture rapide et exhaustive, une donnée géoréférencée et vérifiée, et une insertion possible dans un environnement réglementé exigeant. Répété dans le temps, ce type de relevé alimente un suivi d’exploitation et un inventaire de stocks fiables.

Questions fréquentes

Peut-on voler à proximité d’un aéroport ?
Oui, sous accord pré-tactique diffusé au contrôle aérien et validé par la tour le jour J ; nous gérons l’ensemble de ces démarches.

Qu’est-ce que l’accord pré-tactique ?
Un accord préalable obtenu du contrôle aérien via un protocole de mission, confirmé le jour même par la tour de contrôle.

Combien de cibles au sol faut-il ?
Autour de 4 à 6 pour une carrière de 10 hectares, réparties en hauteur pour caler le modèle en planimétrie et en altimétrie.

Quel matériel pour ce relevé ?
Un Matrice 4 RTK et sa base RTK, connectés au réseau NRTK Orphéon pour un géoréférencement précis en temps réel.

Pourquoi une double grille de vol ?
Pour mieux reconstruire les fronts et les forts dénivelés d’une carrière, difficiles à saisir en simple grille.

Quelle résolution au sol ?
Environ 2,2 cm par pixel à 80 m de hauteur, un bon compromis entre finesse et temps de vol.

Quelle précision finale ?
De l’ordre de ±3 cm en absolu, sur points de contrôle GNSS RTK relevés à ±1 cm.

Combien de temps pour relever une carrière ?
De 2 h 30 à 4 h selon la taille, cibles et vols compris ; deux carrières voisines peuvent être levées dans la journée.

Quels livrables fournissez-vous ?
Nuages de points, orthophotographies, modèles numériques d’élévation, plans topographiques et inventaire des stocks par cubatures.

Peut-on suivre l’exploitation dans le temps ?
Oui : par campagnes comparées, on suit l’avancement et l’état des stocks.

Une carrière à relever ?

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