Cas & réalisations

Photogrammétrie pour l’archéologie : des relevés au service de l’histoire

Cas d’usage · 8 min de lecture

Sur le site antique de Saint-Romain-en-Gal, la photogrammétrie par drone a transformé le relevé de fouille : plus rapide, plus complet, et exploitable longtemps après le comblement des vestiges. Du relevé traditionnel au drone, et ce que la donnée permet ensuite.

Du relevé traditionnel au relevé par drone

Un relevé archéologique classique commence par l’enregistrement de points de repère au sol, souvent un carroyage, mesurés au tachéomètre puis reportés dans un système orthonormé et géoréférencés (par exemple en Lambert 93). Le topographe dessine ensuite le plan en extrapolant ces points, parfois à partir de photographies verticales rectifiées, avant d’ajouter coupes et points de nivellement.

Ce processus a l’avantage de familiariser l’opérateur avec le terrain, mais il est long, sujet aux erreurs humaines et limité par le choix des points relevés. La photogrammétrie par drone a changé la donne : elle capte l’intégralité de la surface, réduit fortement le temps de terrain et minimise les oublis, tout en produisant une donnée continue plutôt qu’un semis de points interprété.

La photogrammétrie du Matrice 4 RTK (±3 cm) documente chaque vestige en 3D, sans contact.
La photogrammétrie du Matrice 4 RTK (±3 cm) documente chaque vestige en 3D, sans contact.

À qui s’adresse le relevé photogrammétrique en archéologie

  • Organismes et centres de recherche : documenter et compléter l’étude des sites de fouille ;
  • Musées et institutions culturelles : présentation immersive des vestiges et artefacts en 3D ;
  • Agences et gestionnaires du patrimoine : conservation et planification des sites protégés ;
  • Bureaux d’études et entreprises de construction : évaluation de l’impact d’un projet sur un site archéologique (archéologie préventive).

Une donnée polyvalente, exploitable longtemps

Une fois traitées, les données autorisent le calcul de distances, surfaces et volumes, et des mesures 3D difficiles à obtenir sur le terrain (par exemple sur des ossements non plans en sépulture). Elles produisent orthophotographies et modèles numériques d’élévation rectifiés et géoréférencés, visualisables dans un SIG comme QGIS, et intégrables au système d’information du site.

Un atout majeur est la possibilité d’assembler des modèles 3D de vestiges phasés, relevés à des dates différentes, pour visualiser l’évolution d’une fouille dans le temps, couche par couche, longtemps après le comblement.

Efficacité, sans perdre l’analyse. Le drone accélère la collecte, mais l’interprétation fine du terrain, faite traditionnellement au moment du dessin, reste indispensable. La photogrammétrie l’outille, elle ne la remplace pas : l’archéologue garde la main sur la lecture stratigraphique.

Un gain d’information pour l’analyse post-fouille

Le relevé par drone enregistre des détails que l’œil ou les outils classiques peuvent manquer. Intégrés à un modèle 3D, ils révèlent parfois des structures sous-jacentes, des traces d’activités passées ou des caractéristiques du paysage qui ont influencé l’implantation du site. C’est tout l’intérêt de la microtopographie, l’étude du relief à très petite échelle, qui permet de rouvrir l’analyse d’un site a posteriori, à partir d’une donnée archivée.

Précision et livrables

Nuage de points, orthophotographie, modèle numérique d’élévation et modèle 3D texturé, géoréférencés et exploitables en SIG. Précision de l’ordre de ±3 cm en photogrammétrie sur points de contrôle GNSS relevés à ±1 cm.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que la photogrammétrie en archéologie ?
La reconstruction 3D d’un site de fouille à partir de photographies, géoréférencée et mesurable, exploitable longtemps après le comblement.

Le drone remplace-t-il le relevé au sol ?
Non : il le complète. Il accélère et fiabilise la captation, mais l’interprétation des vestiges reste le travail de l’archéologue.

Le drone accélère-t-il le relevé ?
Oui : il capte l’intégralité de la surface et réduit fortement le temps de terrain, avec une donnée continue plutôt qu’un semis de points.

Peut-on mesurer sur des vestiges ?
Oui : distances, surfaces et volumes, y compris sur des éléments non plans comme des ossements en sépulture.

À qui s’adresse ce relevé ?
Organismes et centres de recherche, musées et institutions culturelles, gestionnaires du patrimoine, et l’archéologie préventive.

Peut-on comparer des états de fouille dans le temps ?
Oui : l’assemblage de modèles 3D phasés permet de visualiser l’évolution d’un site, couche par couche.

Qu’est-ce que la microtopographie ?
L’étude du relief à très petite échelle, qui révèle des structures sous-jacentes ou des traces d’activités passées.

Dans quels formats sont livrées les données ?
Nuage de points, orthophotographie et modèle numérique d’élévation géoréférencés, exploitables dans un SIG (QGIS) et les logiciels de CAO.

Quelle précision sur un site de fouille ?
De l’ordre de ±3 cm en photogrammétrie, sur points de contrôle GNSS relevés à ±1 cm.

À quoi sert le relevé après la fouille ?
À rouvrir l’analyse a posteriori à partir d’une donnée archivée, même après comblement des vestiges.

Un site à documenter ?

Décrivez-nous votre site et vos objectifs d’étude : nous planifions le relevé. Devis sous 24 h.

Demander un devis