Cartographie multispectrale et NDVI par drone : agriculture et forêt
L’œil humain ne voit pas le stress d’une culture avant qu’il ne soit installé. Le capteur multispectral, lui, mesure la réponse de la végétation dans le proche infrarouge et la traduit en cartes d’indices comme le NDVI. Voici comment ça marche, ce que l’on mesure, et à quoi ça sert concrètement.
Voir au-delà du visible
Nous opérons un capteur multispectral Micasense RedEdge MX, qui capte cinq bandes spectrales étroites, dont le red-edge (la transition entre le rouge et le proche infrarouge) et le proche infrarouge lui-même. Une végétation vigoureuse réfléchit fortement le proche infrarouge, car ses cellules foliaires sont turgescentes et actives ; une baisse de cette réflectance signale un stress bien avant tout symptôme visible à l’œil.
C’est toute la différence avec une simple photo couleur : là où l’œil et un appareil RGB ne voient qu’un feuillage vert homogène, le multispectral révèle des écarts de vigueur invisibles, parcelle par parcelle, plant par plant.
Les indices : NDVI, NDRE et les autres
Les bandes brutes sont combinées en indices de végétation, chacun sensible à un phénomène :
- NDVI (rouge et proche infrarouge) : vigueur globale et biomasse, l’indice de référence ;
- NDRE (red-edge et proche infrarouge) : statut azoté et cultures à stade avancé, quand le NDVI sature ;
- Autres indices (couverture, chlorophylle, eau) selon le besoin agronomique ou environnemental.
Chaque indice est une carte géoréférencée, comparable dans le temps : on suit l’évolution d’une parcelle d’un passage à l’autre, on repère les zones qui décrochent, on quantifie la réponse à une intervention.

Une donnée fiable suppose une calibration
Une carte d’indices n’a de valeur que si elle est calibrée. Avant chaque vol, une mesure sur cible de réflectance de référence permet de corriger l’influence des conditions d’éclairement ; un capteur de lumière incidente compense les variations pendant le vol. Sans cette rigueur radiométrique, deux cartes prises à des dates différentes ne seraient pas comparables. C’est cette calibration qui transforme une jolie image colorée en donnée agronomique exploitable.
Les applications
Agriculture et viticulture
Détection de zones de stress hydrique ou azoté, aide à la modulation d’intrants (azote, eau), suivi de la vigueur parcellaire au fil de la saison, repérage précoce de maladies ou de ravageurs. En viticulture, la cartographie de vigueur guide la sélection parcellaire et les décisions de vendange.
Forêt et environnement
État sanitaire des peuplements, détection précoce de dépérissements (scolytes, sécheresse), cartographie d’habitats et de la couverture végétale, suivi de zones humides ou de restauration écologique.
Le drone, la bonne échelle
Le satellite couvre de vastes surfaces mais avec une résolution grossière et une dépendance à la couverture nuageuse ; le capteur au sol est précis mais ponctuel. Le drone se place entre les deux : une résolution de quelques centimètres, une date de vol maîtrisée, et une couverture à l’échelle de la parcelle ou du massif. C’est l’échelle de la décision agronomique et forestière.
Le livrable
Orthomosaïques par bande et cartes d’indices (NDVI, NDRE et dérivés) en GeoTIFF géoréférencé, exploitables dans un SIG ou un outil agronomique, et comparables d’un passage à l’autre. Nous adaptons les indices produits à votre culture et à votre question.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le NDVI ?
Un indice de végétation calculé à partir du rouge et du proche infrarouge, qui traduit la vigueur et la biomasse de la végétation.
Qu’est-ce que le NDRE ?
Un indice sensible au statut azoté et utile sur les cultures à stade avancé, quand le NDVI sature.
Quelle différence avec une photo RGB ?
La photo RGB ne capte que le visible ; le capteur multispectral mesure aussi le red-edge et le proche infrarouge, où s’exprime le stress végétal invisible à l’œil.
Quel capteur utilisez-vous ?
Un Micasense RedEdge MX à 5 bandes, adapté aux indices agronomiques et environnementaux (NDVI, NDRE et dérivés).
Quelles applications en agriculture ?
Détection de zones de stress hydrique ou azoté, aide à la modulation d’intrants, suivi de la vigueur parcellaire, repérage précoce de maladies.
Peut-on l’utiliser en forêt ?
Oui : état sanitaire des peuplements, détection précoce de dépérissements, cartographie d’habitats et de la couverture végétale.
Les cartes sont-elles comparables dans le temps ?
Oui, à condition d’une calibration radiométrique à chaque vol : cible de référence et capteur de lumière incidente, que nous mettons en œuvre systématiquement.
Le multispectral détecte-t-il les maladies ?
Il révèle le stress avant les symptômes visibles ; couplé à l’expertise agronomique, il aide au repérage précoce.
Drone ou satellite ?
Le drone offre une résolution centimétrique, une date maîtrisée et une échelle parcellaire, là où le satellite reste grossier et dépendant des nuages.
Dans quel format sont livrées les cartes ?
En GeoTIFF géoréférencé, exploitable en SIG et dans les outils agronomiques.
Une parcelle à cartographier ?
Dites-nous votre culture ou votre milieu et l’indice recherché : nous planifions le vol multispectral. Devis sous 24 h.

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