Calcul de cubature par drone dans le secteur minier
Mesurer un volume de stock ou de terrassement à la main est long, imprécis et parfois dangereux. La photogrammétrie par drone rend le calcul de cubature rapide, précis et sûr, sur mines, carrières et sablières. Voici la méthode, ses atouts, et la précision que l’on peut en attendre.
Qu’est-ce que le calcul de cubature
Le calcul de cubature consiste à déterminer le volume d’une forme tridimensionnelle, le plus souvent des stocks de matériaux en réserve dans une carrière ou une sablière, ou des volumes de déblais et remblais sur un terrassement. Il s’agit d’évaluer précisément la quantité de matériaux extraits ou disponibles, ce qui conditionne la facturation, le pilotage de l’exploitation et le suivi réglementaire.
Sans les bons outils, l’opération est complexe et laborieuse : un géomètre relève de nombreux points au sol, souvent au milieu d’engins en mouvement, puis interpole. La photogrammétrie par drone change radicalement l’approche.
La méthode par drone
À partir de clichés haute résolution pris en recouvrement, nous reconstruisons un nuage de points 3D dense et un modèle numérique de terrain de la zone. Le volume se calcule alors entre cette surface mesurée et une surface de référence (le sol de base, un plan, ou un état antérieur). Le résultat est traçable : on sait exactement sur quelle surface et quelle référence il repose, ce qui le rend vérifiable et opposable.

À qui profite la cubature par drone
- Exploitants de mines et carrières : suivi régulier de l’exploitation et évaluation fiable des stocks ;
- Entreprises de génie civil : conception et suivi de terrassements, décomptes de travaux ;
- Logistique : optimisation des opérations de chargement et de transport ;
- Organismes de contrôle : appui aux études de conformité environnementale et de sécurité.
Trois atouts décisifs
Un suivi de chantier plus productif
Des relevés réguliers donnent une vue précise des volumes extraits et de l’avancement. Les exploitants ajustent leurs opérations plus tôt, réduisent les arrêts imprévus et les coûts associés, et disposent d’un état des stocks fiable pour la gestion commerciale et comptable.
Une sécurité renforcée
Plus besoin d’envoyer du personnel mesurer au pied des fronts, des merlons ou des pentes instables : le drone survole ces zones à risque, et les données aident à repérer les signes d’éboulement ou de glissement. La mesure se fait sans co-activité avec les engins d’extraction.
Une évaluation des stocks précise et traçable
Couplé au modèle numérique de terrain haute résolution, le calcul de cubature estime finement les volumes, avec une incertitude connue. La même donnée sert au calcul des tirs de mines, au tracé des cartes de pentes et à la superposition avec d’autres couches (cadastre, plan d’exploitation, arrêté préfectoral).
Précision et livrables
Nuage de points, modèle numérique de terrain, orthophotographie et rapport de cubatures avec surface de référence et incertitude. La photogrammétrie atteint ±3 cm sur points de contrôle GNSS relevés à ±1 cm, cf. notre article sur le géoréférencement. Le suivi dans le temps se fait par campagnes comparées.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un calcul de cubature ?
La détermination du volume d’une forme tridimensionnelle : stocks de matériaux, déblais ou remblais d’un terrassement.
Comment le drone calcule-t-il un volume ?
À partir d’un nuage de points et d’un modèle numérique de terrain, entre la surface mesurée et une surface de référence explicite.
Quelle précision sur un calcul de volume ?
La photogrammétrie atteint ±3 cm sur points de contrôle GNSS à ±1 cm, ce qui donne des cubatures fiables, avec une incertitude chiffrée et opposable.
Sur quelle base est calculé le volume ?
Entre la surface mesurée et une surface de référence (sol de base, plan, ou état antérieur), ce qui rend le résultat traçable et vérifiable.
À qui profite la cubature par drone ?
Aux exploitants de mines et carrières, aux entreprises de génie civil, à la logistique et aux organismes de contrôle.
À quelle fréquence faire les relevés ?
Selon le rythme d’exploitation : du mensuel au trimestriel pour un suivi de stocks, hebdomadaire pour les stocks stratégiques, ponctuel pour un état des lieux.
Faut-il arrêter l’exploitation pendant le vol ?
Non : le survol se planifie autour de l’activité, sans co-activité avec les engins, ce qui améliore aussi la sécurité.
En quoi est-ce plus sûr qu’un levé au sol ?
Le drone survole les zones à risque (fronts, merlons, pentes) sans envoyer de personnel au pied des ouvrages.
Peut-on suivre l’évolution des stocks ?
Oui : par campagnes comparées, on mesure les volumes entrés et sortis entre deux dates.
Quels livrables fournissez-vous ?
Nuage de points, modèle numérique de terrain, orthophotographie et rapport de cubatures avec surface de référence et incertitude.
Des volumes à mesurer ?
Décrivez-nous votre site et vos stocks : nous planifions le vol et le calcul. Devis sous 24 h.

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